Lors de la conception ou la refonte de son site Web, il faut prendre plusieurs choses en compte afin de créer la meilleure version possible de ce site internet.
La première des choses à améliorer est la vitesse de chargement de vos pages.
47% des utilisateurs s’attendent à voir vos pages se charger en moins de 2 secondes.
Passé 3 secondes de chargement, 53% des visiteurs abandonnent un site.
Passé 5 secondes de chargement, vous perdez 90% de vos visiteurs.
Chaque seconde de chargement supplémentaire fait perdre 7% de conversion sur un site.
Vous l’aurez compris, la vitesse de chargement doit être une de vos priorité. Surtout que Google admet que cela impacte vôtre référencement.
Alors voici quelques conseils :
Bien choisir son hébergeur
Tous les hébergeurs ne se valent pas, il est donc important d’aller se renseigner sur la vitesse de leurs serveurs avant de s’engager.
Cela ne sert à rien d’économiser quelques euros par mois sur vôtre hébergement si vous perdez 10% de chiffre d’affaire à cause d’un mauvais temps de réponse de vôte site.
Bien sûr, il y a d’autres critères à prendre en compte au moment de choisir son hébergeur… interface du CPanel, Prix, Efficacité du Service Technique.
Actuellement, l’hbergeur le plus réputé est sans doute O2Switch.
Bien choisir son serveur
Lorsque vous prenez un hébergement, vous aurez le choix en plusieurs services.
Vous pourrez choisir entre :
- un serveur mutualisé
- un serveur dédié
- un CDN (Content Delivery network)
Le serveur mutualisé abrite plusieurs sites. Vous partagez donc les performances du serveur avec d’autres utilisateurs… Si certains sites sur le serveur marchent mieux que le vôtre, cela impactera ses performances.
Dédié, vôtre site est sur un serveur qui n’est là que pour vous.
CDN : Vôtre site est hébergé sur plusieurs serveurs.
Par conséquent, au lieu que vôtre serveur doive envoyer les informations de vôtre site à tous vos visiteurs simultanément.
Chaque serveur peut donc délivrer des informations à vos visiteurs. Ils se partagent donc la tâche.
Les serveurs Cloud fonctionnent en utilisant une infrastructure virtuelle qui permet aux utilisateurs d’accéder aux ressources informatiques à distance. Ces ressources peuvent inclure des serveurs, des bases de données, des applications, des stockages, des réseaux et d’autres ressources similaires. Les serveurs Cloud sont gérés par des fournisseurs de services Cloud qui sont responsables de la maintenance de ces serveurs et de la fourniture d’un accès sécurisé et fiable à leurs clients.
Les utilisateurs accèdent aux serveurs Cloud via une connexion Internet, ce qui permet une grande flexibilité et une évolutivité sans avoir à investir dans des infrastructures informatiques coûteuses. Les serveurs Cloud peuvent être configurés pour répondre aux besoins spécifiques des entreprises, et les clients peuvent payer en fonction de leur utilisation, ce qui rend ce service plus économique. Les serveurs Cloud offrent également une sécurité accrue grâce à l’utilisation de mesures de sécurité telles que le cryptage des données et les pare-feu.
Optimiser son site
Maximiser la vitesse de chargement
L’optimisation d’un site passe essentiellement par sa vitesse de chargement.
Plusieurs facteurs sont à prendre en compte.
Vous trouverez ici les causes possibles de ralentissement d’un site et les bons outils ou bonnes habitudes pour y remédier.
Pourquoi ?
Un site lent ne plait à personne.
Ni à vous, j’imagine.
Ni à vos visiteurs.
Pour rappel, un site lent enregistre moins de conversions, 10% de conversions en mois par seconde de téléchargement.
16% de satisfaction en moins par seconde de chargement.
Passé 4 secondes de chargement, 75% des visiteurs quittent un site.
Passé 5 secondes de chargement, ce sont 90% des visiteurs qui quittent le site.
Et surtout pas à Google. Cela impactera le taux d’impression de vôtre site en SEA et son classement en SEO.
En effet, depuis 2010, Google prend en compte la vitesse de chargement d’un site directement en compte pour son positionnement dans les résultats de recherche.
Un site ultra lent (plus de 10 à 15 secondes de chargement), aura des pénalités de référencement, un site ultra rapide (moins d’une seconde de chargement) sera, lui, boosté en SEO.
Pour le SEA, la vitesse d’affichage d’un site entre directement en compte dans l’ad-rank.
Niveau SEO, pour l’immense majorité des sites, cela n’aura pas un impact direct.
Cependant, cela jouera sur l’expérience des utilisateurs.
Et si ceux-ci désertent vôtre site, n’y restent pas, ou bien augmente vôtre taux de rebond.
Par conséquent, Google prenant en compte ces facteurs, la vitesse de chargement de vôtre site impactera indirectement vôtre référencement.
Et pas plus à ses bots
En effet, google envoie ses bots « crawler » les sites du monde entier.
Mais il ne désire pas passer des heures sur des sites mal fichus.
Chaque site bénéficie donc d’un « crawling time ». Une durée durant laquelle le site sera inspecté par les robots google. Passé un certain délais, si les robots n’ont pas pu faire le tour du site, ils arrêtent leurs tâches et passent au site suivant.
S’ils n’ont pas eu le temps de scanner tout vôtre site, cela aura nécessairement un impact sur vôtre référencement.
Ainsi, il y a un vrai risque que certains de vos liens ne soient pas indexés si vôtre site est trop lent.
Quelles sont les causes de ralentissement du chargement d'un site WordPress ?
Comme nous venons de le voir, il est crucial d’avoir un site disposant d’une bonne vitesse de chargement. Et il est donc important de pouvoir identifier les causes pouvant ralentir la vitesse d’affichage de vos pages.
Quelles solutions peut-on mettre en place pour améliorer la vitesse de chargement de son site ?
Un hébergement bas de gamme
Tous les hébergements ne se valent pas.
Certains sont réputés pour leur vitesse, d’autres beaucoup moins.
Un mauvais hébergement peu impacter toute la navigation à venir et vous desservir.
Certains hébergement proposent plusieurs offres afin de s’adapter au divers besoins des sites.
Bien sûr, la vitesse ne peut pas être le seul critère déterminant vôtre choix d’hébergement, les options, coûts et SAV méritent également d’être pris en compte.
Voici un lien vers le classement des hébergeurs les plus rapides.
Mon site est hébergé chez O2 Switch, la formule mutualisée ainsi que les sous-domaines et l’espace illimités allant parfaitement avec ma profession de formateur.
De plus, leur SAV est le meilleur que j’aie pu voir à ce jour.
Une version de PHP obsolète
Le PHP est le langage de programmation serveur qu’utilise wordpress pour fonctionner.
Celui-ci est régulièrement mis à jour dans le but d’améliorer ses performances, sa stabilité, sa sécurité et ses fonctionnalités.
Une version obsolète de PHP peut donc grandement réduire la vitesse de chargement de votre site.
En terme de performance, passer d’une ancienne version de php à une plus récente peut apporter une amélioration à peine croyable.
Certains sites se retrouvant à s’afficher deux fois plus rapidement !
Vous pouvez aller sur vôtre hébergeur afin de changer la version PHP activée sur vôtre serveur.
Pensez à sauvegarder vôtre site avant toute modification importante de PHP grâce à des extensions comme Updraft + ou Duplictor. Même si la plupart des hébergements fournissent un service de sauvegardes automatiques.
Les thèmes
N’importe qui peut coder un thème.
Certains peuvent être plus lourds que d’autres, être mieux ou moins bien codés. Et cela joue sur leur taille et leur vitesse de chargement.
Il est donc important de bien choisir son thème et de supprimer les thèmes inactifs de son site.
Vous trouverez, ici, un lien vers les thèmes les plus rapides.
J’utilise Hello by Elementor pour ma part.
Le code de ce thème est très léger car le site ne vient pas avec trop de fonctions ni de style, étant donné que nous sommes censés faire cela nous-même avec Elementor.
Les extensions
Comme les thèmes, les extensions prennent de la place sur vos sites.
Certaines sont plus lourdes que d’autres et peuvent ralentir considérablement vôtre site.
Il est ainsi conseillé de supprimer les extensions dont on ne se sert plus, quitte à les retélécharger plus tard.
Les polices d'écritures personnalisées
Les polices sont parfois stockées hors de nôtre site.
On les « appelle » au chargement de la page depuis une autre source. Trop de polices personnalisées ou de services tiers peuvent ralentir le chargement de nos pages.
Il est recommandé d’utiliser 2 à 3 polices maximum. On peut se permettre de l’originalité dans les titres. Mais les textes plus longs doivent avoir des polices « simples. Sans empâtement ni arabesques pouvant fatiguer les yeux lors de la lecture.
Des images trop lourdes
Sur une page internet, le plus lourd à charger sont souvent les images.
Le texte pèse peu à côté.
Il est important d’adapter ses images à son contenu sinon le navigateur aura trop d’informations à charger et devra ensuite, en plus, calculer comment bien afficher l’image sur le site.
Si vous avec 20 images sur vôtre page, il devra effectuer 20 fois ces tâches avant d’afficher la page.
Il est donc important de se rappeler qu’actuellement, la plupart des visiteurs ont un écran de 1920×1080 pixels. Toute image de taille supérieure est donc forcément trop grande! Il vous faudra donc les retailler. Et encore, ce sont les dimensions du plein écran. parfois, vos images n’ont pas besoin de faire plus de 150 ou 300 pixels.
Il est également important de savoir quel type d’image choisir : PNG, JPEG ou WEBP ?
Tout savoir sur les images
Vous trouverez ici un tutoriel que j’ai réalisé il y a quelques temps afin d’apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur les images dans WordPress.
La différence entre les JPG et les PNG, pourquoi redimensionner vos images.
Tout y est clairement expliqué.
EWWW Image optimizer
En complément du tuto images, vous trouverez ici un autre tutoriel vidéo vous présentant EWWW Image optimizer.
Il s’agit d’une extension permettant la compression de vos images, un Lazyload et une conversion WebP.

J’ai utilisé l’extension Before After Image Comparison pour illustrer l’apport de EWWW Image Optimizer.
Regardez les stats ci-dessous.
L’image de gauche fait 635Ko.
L’image de droite a été compressé et transformé en WebP par EWWW Image Optimizer. Elle ne pèse plus que 146,Ko !
Percevez-vous une différence ?
L'absence de mise en cache
A chaque fois que l’on installe un thème, une extension, que l’on touche aux options du thème ou que l’on modifie une page et son style sur gutenberg, Divi ou Elementor.
On rajoute du code… sans effacer l’ancien.
Le navigateur doit alors charger tout le code, même celui désormais obsolète, avant d’afficher la page.
Pour remédier à cela, on utilise des extensions de mise en cache.
Comment cela fonctionne-t-il ?
Lorsqu’un navigateur veut afficher un site, il envoie une requête au serveur hébergeant le site en question.
L’hébergeur envoie alors de manière séquentielle tous les fichiers nécessaires au bon affichage de la page. Toutes les feuilles de style, de code, les textes html, les images à afficher, etc.
Le navigateur reçoit tout cela, interpête le code et affiche ensuite la page avec tous les éléments de style nécessaire.
Par exemple, une image de 1500 pixels de côté, nôtre navigateur la télécharge, regarde dans la feuille de style CSS à quel format il doit l’afficher sur le site, la redimensionne, puis l’affiche à la bonne taille.
Pareil pour les textes, il va lire tout le code, puis sélectionner le code utile pour cette page et « barrer » le reste.
Pour afficher la page définitive, le navigateur crée un fichier de cache.
Une extension de mise en cache va aller copier ce fichier temporairement sur le serveur.
Ensuite, lorsqu’un nouveau visiteur se présentera, l’extension de mise en cache interceptera la requête du navigateur. Et, au lieu que nôtre serveur fournisse tous les éléments, il n’enverra que le fichier cache au navigateur.
Fichier qui ne contiendra que les éléments utiles au bon affichage de la page.
Les textes directement avec la bonne typo, les images déjà redimensionnés, les bonnes couleurs etc…
WP-Rocket
Il existe de nombreuses extensions de mise en cache gratuites.
Mais vous l’aurez compris, la vitesse d’affichage de vôtre site est une chose primordiale pour vous.
Aussi, je vous conseille l’extension WP-Rocket, c’est, et de loin, la meilleure extension de mise en cache que vous pourrez trouver.
Elle fait de la mise en cache, du lazyloader, minifie le code, purge vôtre base de donnée etc…
Lien vers un test comparatif de WP-Rocket.
L’avis sur le plugin rédigé par WP Marmite.
Tuto Youtube
J’ai réalisé un tuto vidéo sur WP-Rocket.
Vous y trouverez, dans le détail, tout ce que fait l’extension et comment la paramétrer.
Attention toutefois, ce plugin est payant.
Cependant, il ne me viendrait pas à l’idée de concevoir un site sans cette extension.
Elle écrase la concurrence et est trop performante pour que l’on se permette de passer à côté.
Vous l’aurez compris, je vous recommande fortement d’opter pour WP-Rocket.
L’extension coûte environs 50€ à l’année, mais cet argent ne sera pas perdu. La vitesse de chargement de vôtre site est une des clefs de son succès.
Une base de données saturée
WordPress est reliée à une base de données en permanence afin de fonctionner.
C’est elle qui va stocker tous les contenus de vôtre site (pages, articles, commentaires, comptes, options du site et réglages des thèmes et extensions…).
Inutile de vous dire qu’il va falloir en prendre soin et la surveiller.
On passe trop souvent à côté et le soucis c’est qu’elle a tendance à prendre du poids… et ce n’est pas toute seule qu’elle retrouvera son « summer body ».
Une BDD (Base de données) trop lourde ralentira vôtre site, voire même, pourra le bloquer à terme, empêchant l’ajout de pages, le chargement d’extensions etc.
Or, lorsque vous éditez des pages et que vous les sauvegardez, vous avez déjà sans doute vu que WordPress vous propose des révisions de vos pages. C’est à dire, des sauvegardes des versions antérieures de celles-ci. Et oui, il garde tout en mémoire. Et où selon vous ?
Oui, dans la Base de Données.
Et il en va de même des extensions que vous désinstallez, des copies de certains fichiers de paramétrages demeurent dans la BDD.
N’hésitez donc pas à la purger régulièrement.
Encore une fois, je ne saurai que trop vous recommander le fabuleux WP-Rocket que l’on a vu plus haut et qui permet de le faire.
Sinon, il existe des extensions, gratuites, qui le permettent également comme WP Optimize.
Editer le .htaccess ou le wp-config.php
Pour les plus téméraires, il est possible d’aller mettre les mains dans le cambouis.
A savoir, aller éditer via du code en PHP, le fichier .htaccess ou le wp-config.php .
Le but de ce site n’étant pas de faire du code mais justement de réaliser des sites sans code, je ne vais pas développer ici les processus.
Cependant, gardez en mémoire qu’il vous serait possible d’augmenter la mémoire utilisée par WordPress ou bien le nombre de révisions de pages ou d’articles qu’ils pourraient sauvegarder, ou encore de changer l’adresse des répertoires, vider les corbeilles etc…
Vous pourrez retrouver l’essentiel de ces codes ici.